Quels sont les jours de mai ferié 2026 et comment seront-ils payés ?

Mai 2026 concentre trois jours fériés légaux en l’espace de deux semaines. Deux d’entre eux tombent un vendredi, le troisième un jeudi. Le mois offre donc des week-ends prolongés sans poser de congé, mais la rémunération de ces journées ne suit pas une règle unique. Le statut du 1er mai diffère radicalement de celui du 8 mai et de l’Ascension, et la convention collective applicable peut modifier chaque paramètre.

Trois fériés en mai 2026 : des positions inhabituelles dans la semaine

Le calendrier de mai 2026 place les fériés sur des jours qui facilitent les ponts naturels. Le 1er mai (vendredi) et le 8 mai (vendredi) créent chacun un week-end de trois jours consécutifs sans recourir à un jour de congé payé. Le jeudi 14 mai, jour de l’Ascension, ouvre la possibilité d’un pont le vendredi 15, mais celui-ci suppose soit un accord d’entreprise, soit la pose d’un jour de congé.

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Cette configuration a un effet direct sur la paie et l’organisation. Quand un férié tombe un samedi ou un dimanche, la question de la rémunération ne se pose pas pour la majorité des salariés en horaires classiques. En 2026, les trois fériés de mai tombent en semaine : chacun d’eux génère une journée non travaillée qui doit être traitée sur le bulletin de salaire.

Le 1er mai est le seul jour férié français dont le chômage est imposé par la loi pour tous les salariés, sans condition d’ancienneté. Le salarié qui ne travaille pas le 1er mai perçoit son salaire habituel, sans réduction ni majoration. La journée est payée comme si elle avait été travaillée.

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Quand un employeur fait travailler un salarié le 1er mai, le Code du travail prévoit un doublement de la rémunération. Le salarié touche son salaire normal plus une indemnité égale à ce salaire. Un salarié travaillant le 1er mai est payé double, et cette règle s’applique quelle que soit la convention collective.

Certains secteurs (hôtellerie-restauration, santé, transports) font régulièrement travailler leurs équipes ce jour-là. La majoration de 100 % n’est pas négociable à la baisse par accord d’entreprise : c’est un plancher légal.

Employé consultant un calendrier des jours fériés de mai 2026 et un bulletin de salaire à son bureau à domicile

Paiement des 8 mai et Ascension : un régime différent du 1er mai

Les 8 mai et 14 mai relèvent du régime des jours fériés ordinaires. La distinction avec le 1er mai porte sur deux points : le chômage n’est pas automatique et la majoration en cas de travail n’est pas garantie par la loi.

Jour chômé et payé : sous conditions

Un salarié qui ne travaille pas le 8 mai ou le jour de l’Ascension voit sa journée maintenue sur sa fiche de paie, à condition de justifier d’au moins trois mois d’ancienneté dans l’entreprise. Sans cette ancienneté minimale, l’employeur peut déduire la journée du salaire mensuel, sauf disposition conventionnelle plus favorable.

Le fait que ces jours soient chômés ou travaillés dépend de plusieurs niveaux de décision :

  • Un accord d’entreprise ou d’établissement peut fixer la liste des fériés chômés, en dehors du 1er mai
  • À défaut d’accord d’entreprise, un accord de branche peut imposer le chômage de certains fériés
  • En l’absence de tout accord, c’est l’employeur qui décide seul si le 8 mai ou l’Ascension seront travaillés ou chômés

Jour travaillé : pas de doublement automatique

Quand un salarié travaille le 8 mai ou le 14 mai, sa rémunération est versée au taux normal. Aucune majoration légale ne s’applique pour les fériés ordinaires travaillés. En revanche, de nombreuses conventions collectives prévoient des majorations (souvent entre 50 % et 100 % selon les branches), un repos compensateur, ou les deux.

Le réflexe à adopter est de vérifier la convention collective applicable. La différence de coût entre un férié ordinaire travaillé sans majoration conventionnelle et un férié couvert par un accord de branche peut représenter une journée de salaire supplémentaire.

Pont du 14 mai et journée de solidarité : deux sujets qui se croisent

Le jeudi de l’Ascension génère chaque année la question du pont du vendredi. En 2026, le vendredi 15 mai n’est pas un jour férié. Si l’entreprise accorde le pont, elle peut le faire de plusieurs manières : journée offerte, jour de RTT imposé, ou récupération ultérieure.

La journée de solidarité peut être positionnée sur le lundi de Pentecôte ou sur un autre jour, selon l’accord d’entreprise. En 2026, le lundi de Pentecôte tombe le 25 mai. Certaines entreprises choisissent de placer cette journée sur le vendredi 15 mai, combinant ainsi le pont de l’Ascension avec l’obligation légale de la journée de solidarité.

Les modalités de la journée de solidarité sont fixées par convention ou accord d’entreprise, ou à défaut par accord de branche. Si aucun accord n’existe, l’employeur fixe les conditions après consultation du comité social et économique. Le salarié travaille une journée supplémentaire (ou l’équivalent en heures) sans rémunération additionnelle, dans la limite de sept heures.

Convention collective et accords d’entreprise : le vrai curseur de la paie en mai

Le Code du travail pose un cadre minimal. La réalité de la fiche de paie en mai 2026 dépend largement du texte conventionnel applicable. Plusieurs points varient d’une branche à l’autre :

  • La liste des jours fériés garantis chômés (certains accords en fixent six ou sept, au-delà du seul 1er mai)
  • Le taux de majoration pour un férié ordinaire travaillé (absent du Code du travail, mais fréquent dans les conventions)
  • L’existence ou non d’un repos compensateur en plus ou à la place d’une majoration salariale
  • Le traitement de l’ancienneté : certaines conventions suppriment la condition de trois mois pour le maintien de salaire

Vérifier sa convention collective avant mai reste le geste le plus utile pour anticiper l’impact réel sur la paie. Les informations du Code du travail ne donnent que le plancher ; le plafond se trouve dans l’accord de branche ou d’entreprise.

Un salarié qui découvre en juin une majoration non versée dispose d’un délai de prescription pour la réclamer, mais le traitement en amont évite les litiges. Pour les employeurs, le risque porte sur un redressement en cas de contrôle si les majorations conventionnelles n’ont pas été appliquées.

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